Découvrez les 5 conseils anti-conflits – préparatifs de mariage

Découvrez les 5 conseils anti-conflits – préparatifs de mariage
Les 5 conseils clés anti-conflits pour préparer son mariage

Vous venez de vous fiancer, vos proches vous félicitent et vous commencez à réfléchir à deux (ou à plusieurs) à l’organisation du plus beau jour de votre vie. Si vous faites partie des « happy few », fusionnels avec vos proches et parents vous mettant à l’abri des tensions, vous pouvez arrêter votre lecture ici. Pour les autres, c’est maintenant que ça devient intéressant !

Vous vous demandez peut-être pourquoi nous vous parlons ici de la meilleure manière de gérer les conflits alors que vous vous préparez à organiser votre mariage, en clair, « la méga teuf du siècle ». Même si le mariage est une fête célébrant votre amour, son organisation est à l’image de toute chose (ne dit-on pas que la vie n’est pas un long fleuve tranquille ?), un bonheur comme par moment, une galère absolue.

Qu’il s’agisse des tensions « classiques » avec votre belle-mère, du témoin amoureux ou des désiderata abusifs du tonton Rodolphe, on vous explique les cinq conseils clés pour gérer ces péripéties durant la préparation de votre mariage.

Règle n°1 : faire preuve d’écoute

Nous savons qu’il peut être difficile de prêter une oreille attentive aux demandes de changements de menu à une semaine du jour J en particulier lors de la dernière ligne droite (derniers essais, finalisation de la décoration, etc).

En revanche, faire preuve d’écoute vous permettra d’expliquer (le plus calmement possible) que les demandes de modification de dernière minute ne sont pas possibles car « les prestataires se sont déjà positionnés et tout est bloqué, quel dommage… » (Nous avons bon dos mais cette explication a fait ses preuves !).

Pour les demandes à plus long terme (quelques semaines à quelques mois avant le jour J), faire preuve d’une écoute active vous permettra de faire la différence entre les demandes abusives (invitation de l’amie de la meilleure amie de la tante au 4eme degré) et légitimes (demande d’une option végétarienne pour la conjointe de votre cousin).

Règle n°2 : faire preuve de diplomatie

« J’organise un mariage, clairement pas une conférence pour la paix alors pourquoi devrais-je être diplomate ? »

Partons d’un postulat simple : VOUS vous mariez. Le seul avis qui compte pour l’organisation de cet évènement est donc… le VOTRE. Attention, je ne vous conseille pas pour autant de dire non en bloc à toutes les demandes quitte à vous fâcher avec tout ou partie de votre famille.

C’est pourquoi il faut faire preuve de diplomatie ! Mais comment, me direz-vous ?

Tout d’abord je vous conseille de répondre dès que possible aux demandes afin de ne pas vous laisser submerger (se référer à la règle n°1, vous savez, l’écoute !)

Ensuite, il est important, en amont de votre préparation, de décider qui seront les personnes « décisionnaires ».

S’agira-t-il uniquement des mariés ? Les parents seront-ils associés ? Les amis ? La voisine du 5ème ?

Si vous faites appel à un professionnel de l’évènement (wedding planner), ce dernier sera-t-il le seul interlocuteur ou souhaitez-vous que vos invités puissent vous joindre directement pour toutes questions et désidérata (au risque d’avoir des nouvelles de votre cousine Géraldine une semaine avant l’évènement qui vous informe que, finalement, elle viendra avec ses 7 enfants à votre cérémonie « parents only » #ôjoie)

Il peut être difficile de décider par vous-mêmes (surtout si vous ne financez pas intégralement votre mariage) mais voici quelques conseils pour déminer les potentiels conflits durant cette phase.

Première étape

Définir les fonctions « régaliennes » : autrement dit, identifier avec votre moitié les éléments où vous serez seuls décisionnaires (et ensuite parler d’une seule voix).

Seconde étape

Communiquer et expliciter suffisamment en amont vos choix (n’ayez pas peur d’être assertifs).

Durant cette phase, le maître mot est C-L-A-R-T-E. Vous ne devez pas chercher à obtenir l’approbation des diverses parties prenantes mais de présenter de façon claire et exhaustive vos souhaits et envies.

a) S’assurer que vos choix sont compris et acceptés par vos proches (cela évitera le ressentiment et les mauvaises surprises par la suite).

b) Passer en mode projet : confier des missions à l’ensemble des parties prenantes permettra d’éviter le sentiment d’exclusion. (Vous savez, ce sentiment de responsabilisation qui donne des ailes à ceux qui se sentent investis d’une mission même minime ! On appelle ça le détournement d’attention : ça marche à 3 ans et aussi à 54 !)

Troisième étape

Soyez ouverts aux conseils : attention, nous ne parlons pas ici des « conseils formulés à l’impératif » : « Je veux du foie gras, ce serait vachement mieux quand même ! » Ou pas…

Discuter financement : si vous ne financez pas à 100% votre évènement, je vous invite à discuter des budgets général, prévisionnel et réel au fur et à mesure avec les personnes vous apportant leur soutien.

Quatrième étape

Enfin, faites preuve de « pédagogie » surtout lorsque vous repoussez une demande et/ou un conseil.

Par exemple, à la demande d’inviter l’ensemble des collègues de bureau de votre beau-père, expliquez-lui cordialement que votre mariage est une fête de famille et que vous souhaitez y associer vos amis proches (« Non Roland, il ne s’agit pas d’un BBQ et/ou d’une soirée foot »).

A défaut, vous pouvez lui proposer d’inviter ces derniers au vin d’honneur (si la liste des invités ne fait pas partie de votre liste « régalienne »).

Règle n°3 : Assurer ou faire assurer le suivi

Comme dit le proverbe : « La confiance n’exclut pas le contrôle ». Que vous le fassiez vous-même ou que vous le déléguiez à un tiers de confiance (ami ou professionnel), gardez à l’esprit que pour une organisation sereine, vous devrez contrôler régulièrement l’avancement des différentes missions que vous aurez données (voir règle n°2).

Mais, en quoi contrôler que votre cousin aille bien chercher la box photo à la date dite rentre dans la gestion de conflit me direz-vous ?

Simple (basique). A l’approche du jour J, les mariés sont très souvent confrontés à « l’effet tunnel », plus communément appelé « fuite en avant ». Tout problème annexe (non-accomplissement d’une mission donnée) ne fera qu’accentuer cette impression de fuite et sera donc source de conflit (« mais pourquoi n’es-tu pas allé chercher la box photo ? » «Tu crois que je n’ai que ça à faire ? Je suis fatigué moi ! Et tu peux aller la chercher ta box, tu n’es plus à 50 kilomètres près ! »).

Entendons-nous bien, le contrôle permet de désamorcer 95% des conflits. Ainsi, vous ne verrez pas rouge si votre sœur n’a pu aller chercher les alliances car sa courroie de transmission a cassé (si si, ça arrive.). En revanche, pour l’essentiel des « évènements indésirables », le contrôle vous permettra de déléguer avec suffisamment de préavis la mission à une tierce personne (et donc de vous éviter une perte de temps et un surcroit de stress).

En entreprise, cette fonction est occupée par des « ayatollahs du contrôle qualité » et ce n’est pas sans raison. Si vous déléguez cette mission [de contrôle] à un co-organisateur, assurez-vous au préalable que ce dernier est hyper organisé et qu’il a relationnel digne d’Oprah (à défaut, le choix d’un professionnel vous permet également de prendre de la distance en cas d’imprévu par l’intervention d’un tiers extérieur).

Règle n°4 : faire preuve de fermeté

Probablement le conseil le plus difficile à respecter. En effet, vous aurez beau respecter à la lettre les trois règles précédentes, il est possible que certaines demandes soient sources de conflits.

Vous remarquerez que je ne parle pas ici de « personnes sources de conflits » mais bien de demandes. Ce choix de mots n’est pas anodin car il permet de résoudre plus facilement les conflits lorsque ces derniers apparaissent.

Par exemple, votre future belle-mère vous avait assuré de participer au prorata de son nombre d’invités (pour plus d’informations sur le financement de votre évènement, voir l’article « Choisir son budget et équilibrer les dépenses » à venir prochainement) avant de vous annoncer qu’elle n’a su gérer son budget pré-mariage « Tu comprends, j’ai payé le gîte avec spa de mes invités. »

5 conseils anti-conflits !

Votre frustration est légitime. Néanmoins, et afin de rester constructif (et de ne pas se fâcher à vie avec votre belle-mère) nous vous conseillons de respecter ces quelques points :

Médiation

Il est important lors de cette phase de vous faire assister par un tiers qui aura une vision extérieure et pourra être considéré comme impartial. Cette phase d’explication doit absolument dédramatiser la situation (quels sont éléments ayant aboutis à ce dérapage budgétaire ? Surtout ne pas pointer les responsabilités, dans ce cas vous passerez directement au point 3. Il vaut mieux commencer les doléances par « je » plutôt que « tu ».)

Résolution de problème

Cette phase vise à trouver des solutions concertées au problème rencontré. Par exemple, la participation au prorata n’étant plus d’actualité, quelle réduction de sa liste d’invités Sylvette la belle-mère peut-elle proposer ? Existe-t-il un budget sur lequel rogner pour maintenir les invitations ?

Arrêter les frais

Attention, si vous arrivez à cette étape, c’est que vous n’aurez pu résoudre le problème de façon concertée. Par exemple, Sylvette refuse toute réduction de sa liste ou refuse d’annoncer aux intéressés qu’ils ne sont plus invités. Dans cette situation, vous n’avez que deux choix possibles :

Jouer le « pourrissement » au risque que tout ou partie desdits invités se pointent le jour de votre mariage. (#mauvaisplan)

Faire preuve de fermeté et annoncer vous-même à ces invités que leurs invitations étaient conditionnées à la participation financière de madame X (Sylvette quoi).

Dans cet exemple précis, il est important de participer activement au processus (discussion mariés et/ou personne faisant face à un « imprévu ») quitte à déléguer la phase « arrêter les frais » à un tiers (prise de distance).

Les personnes sources de conflits
Cas particulier « personnes sources de conflits »

Pour ce dernier point, nous allons aborder une question épineuse et qui n’est pas la norme. Pourquoi l’abordez dans ce cas me demanderez-vous ? Tout simplement parce que gérer un conflit est exigeant émotionnellement et chronophage. Certains conflits peuvent perdurer et heurter. Heureusement, cela reste rare.

Comme vous l’aurez compris à la lecture de ces règles, il n’existe pas de solution miracle à la gestion des conflits mais un guide de « bonnes pratiques ». Il existe néanmoins un cas particulier où la meilleure façon de gérer un conflit est … de ne pas le gérer.

Sans verser dans le « courage fuyons », il est important de garder à l’esprit que certaines demandes/ problèmes émaneront de personnes ne souhaitant pas vous faciliter la tâche.

A titre d’exemple nous pourrons citer :

Les parents souhaitant organiser de A à Z votre évènement (souvent accompagné du « je paie [un peu] donc je décide »), le leur ayant été organisé par leurs beaux parents.

Soyons clairs, il est inutile de discuter avec ces personnes ou d’accéder à leurs demandes dans une optique de négociation, ces derniers vous considérant comme un « obstacle ».

La cousine Germaine qui vous met au pied du mur en vous annonçant à une semaine de l’évènement qu’elle sera présente avec ses 7 enfants alors que vous aviez clairement annoncé votre volonté d’organisation d’une cérémonie « Parents only ».

Ce genre de chantage est courant et la personne à l’origine de ce dernier peut prendre à témoin tout ou partie de votre famille pour vous forcer la main. Inutile de de négocier avec cette personne qui se considère plus importante que les mariés (et qui n’en a que faire des budgets propres à chacun).

Votre ami Gérard qui vous annonce une semaine avant l’évènement que, finalement, il viendra avec un +1 mais que cette dernière est « fruitariène ». En plus de devoir modifier le plan de table, vous allez donc devoir modifier le menu en urgence (je précise que nous n’avons rien contre les régimes spéciaux mais que, dans le cadre de l’organisation d’un mariage avec plusieurs dizaines/centaines d’invités, ce genre de demande est malvenue à une semaine de la date).

Le témoin amoureux (de la mariée ou du marié). Pas besoin de vous faire un dessin, plan foireux en perspective.

Conclusion

Désormais, vous voici parés, armés pour gérer au mieux les conflits potentiels. Nous vous rassurons également, 99% des mariages se préparent dans la joie et la bonne humeur ! Mais, pour une fois, nous voulions parler à ces 1%, parfois délaissés, souvent incompris. A vous, les 1%, vous avez toute notre écoute et notre soutien !

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1 thought on “Découvrez les 5 conseils anti-conflits – préparatifs de mariage”

  • Hello,
    j’espère que vous allez bien vous et vos proches pendant cette période si étrange.
    Petite démarche culottée alors que l’on ne se connaît pas… Est-ce que vous connaissez des photographes ou décoratrices qui auraient besoin d’une assistante photo ou décoratrice? Vous êtes dans le milieu, alors je demande à tout hasard. Je suis plus que passionnée!!!
    Je peux vous envoyer quelques réalisations si vous le souhaitez…
    Prenez soin de vous et de vos proches, plein d’ondes positives pour vos projets.
    Fanny

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